Chroniques du Pays des Morts

Chapitre 11 : Le bout du tunnel...

- Après que ce castor m’aie sauté dessus, nous avons dévallé la pente qui était derrière nous, et je me suis retrouvée à terre. A ce moment, il a sectionné l’os de ma jambe et l’a emmené à son barrage… J’ai alors pu en profiter pour m’éloigner, et une fois assez loin, j’ai vu qu’il ne revenait pas… Alors, j’ai continué à marcher, quand j’ai apperçu ces arbres, enfin, ces gens… J’ai voulu m’approcher pour savoir ce qui leur était arrivé, et je l’ai bien vite compris quand une fois ma jambe dans la terre, je n’ai pu la bouger. Et lentement, elle a commencé à...... à germer ! - Vous voila incapable de courir un cent mètres... de courrir tout court en fait.
- Au lieu de faire de l'esprit, cherchez une idée pour me permettre de me déplacer autrement qu'en rampant.
- Une cagettte à roulettes.
- D'autre idées de génie ?
- On va vous fixer des atelles avec ces branches.

Et c'est ce que nous fîmes, bricolant un rudimentaire système d'atelles et de béquilles.

Plus tard :

- Vous savez, quand vous parliez de rester à El Alamoual, je commence à croire que vous aviez raison. Nous ne sortirons jamais de cette forêt.
- On ne peut de toute façon pas faire marche arrière, mêmeen marchant droit, nous n'aurions aucune chance de nous retrouver dans la bonne direction,vous avez bien vu comment, en prenant deux directions opposées, nous sommes arrivés à notre point de départ...

Ce constat n'était guère rassurant. Puis, un jour, après une éternité passée à marcher, nous sommes sortis de la Forêt Petrifiée ! Le jour nous révéla un vaste champ de... de poussière ; un désert, d'où une trace semblait se dégager. Nous avons donc entrepris de suivre cette piste, quand, après des semaines, nous vimes à l'horizon de la lumière. Notre calvaire allait surement toucher à sa fin. Nous en doutions encore un peu, mais la ville qui allait s'offrir à nous était belle et bien Rubacava, la ville de la nuit !