- Alors mon gars, on se laisse tenter par un bain de minuit ? Héhé...
- Je n'ai pas eu le choix Velasco, c'était ça ou finir germé...
Le gardien des docks se retourna
- Germé ?! Rubacava est en train de perdre de sa tranquilité... Tu devrais aller voir Bogen, il pourra peut-être t'aider.
- Oui, c'est sans doute ce qui serait le mieux...
Je marchai donc vers mon quartier résidentiel, quand, approchant de mon logement, je vis s'envoler par une de mes fenêtres un pigeon. Intrigué je l'étais... J'aurai voulu suivre ce pigeon, mais le dédale de rues m'en dissuada bien vite.
Et quand je rentrai, je trouvais une trace du passage de ce visiteur... Un message...
Bruno, ça ne devait pas se passer ainsi ; tu as vu des choses qu'il aurait été préférable que tu ignores. Tu es en danger maintenant. Reste chez toi. Je te recontacterai. Carlo.
Humpf, ça me fait une belle jambe tout ça. Ce qui ne s'est pas passé comme prévu ? La chute du dirigeable et ma victoire, ou bien le fait de m'être fait tiré dessus ? Si seulement j'en avais la moindre idée...
Je passais donc le reste de la nuit chez moi, ainsi que la majeure partie de la journée suivante. Et quand arriva le crépuscule, on frappa trois coups à la porte. Quand j'ouvris, je découvris un homme, un militaire vraisemblalbement. Il entra et referma derrière lui.
- Qu'est ce qui ne s'est pas passé comme prévu ?
- Ta victoire. Les huissiers étaient censés te remettre une valise sensément contenant ton gain, et nous l'aurions récupérée, car elle contenait en fait autre chose. Seulement cette valise précisément a disparu, ce pourquoi les huissiers t'ont tout donné en grosses coupures. Nous avons continué à chercher cette valise, quand nous avons découvert qu'un petit malfrat local était en sa possession. On a alors tenté de la récupérer, et par un hasard terrible, tu t'es à nouveau retrouvé sur la route de cet homme. Lui n'est pas du genre à croire aux coincidences.
- Que contient cette valise ?
- Je ne pourrai t'en dire plus que lorsque j'aurais ta totale confiance. Ils vont te chercher, te traquer, et te faire germer si tu restes là. Tu peux nous rejoindre, lutter contre ça, pour la liberté des ames !
Je regardai mon billet de voyage.
- Tout cela est fini pour moi, les luttes, les conbats... Mon bateau part dans quelques jours pour Puerto Zapato, et je n'aspire qu'au repos éternel.
- Tu aurais pu nous aider. Ton âme est bonne. Ton voyage est loin d'être terminé Bruno. Tu y rencontrera surement des embuches... Mais si tel est ton choix... Sache que notre porte ne te sera pas fermée. VIVA LA REVOLUCION !
Et je me retrouvai à nouveau seul...