Chroniques du Pays des Morts

Chapitre 21 : La traversée, Seconde partie

- Notre chef, Salvador Limones a découvert un important réseau de corruption, ici au pays des morts. Le DDM semble en être la plaque tournante, ce qui expliquerai que des personnes comme nous, n'ayant rien à se reprocher, se retrouvent à errer dans le pays des morts.
- Salvador Limones existe donc réellement.
- Je ne l'ai jamais rencontré. Je ne connais que deux membres de l'AAP, tout comme tu n'auras de contacts qu'avec moi et Carlos, ceci afin de préserver nos dirigeants. Afin que nous ne puissions pas remonter à eux.

Je restai dubitatif devant cette organisation. L'AAP semblait être bien plus vaste que ce qu'imaginaient les révolutionaires que j'avais connu à Rubacava ; si toutefois ils avaient imaginé qu'il puisse exister un tel réseau. Pour eux, il y avait la légende : Salvador Limones, et rien d'autre.

- Mais pour l'instant, nous avons un peu de répit avant le départ du Lamancha.

C'est ainsi que nous passâmes agréablement les 14 jours restants, narrant à l'autre les péripéties vécues, et se confiant même quelques secrets de notre vie passée.Je gagnais même 800 crédit en jouant à une machine à sous ! Il faut dire que j'avais un truc infaillible : une fois le croupier tourné j'ai enfoncé mon bras dans le ventre de la machine, lui faisant cracher l'argent qu'elle avait amassé. Le complexe appartenant au DDM, l'argent qui y entrait ne devait pas rester légal très longtemps... Nous laissions ces crédits dans un mur, connu des seuls agents de l'AAP, afin de contribuer à la cause, et nous embarquions ensuite sur le Lamancha ; par la passerelle pour moi, clandestinement pour Jeanne, qui rejoignit ma cabine.
Dans une plaque du mur se trouvait la lettre nous indiquant notre mission. Nous devions attendre d'être arrivés à la Perle pour l'ouvrir. La présence d'un germinator dans le pan de mur n'était guère des plus rassurante...
Nous partions donc pour quelques mois de voyage en mer, qui allaient en fait se réveler plus calmes que nous ne l'aurions pensé...