Chroniques du Pays des Morts

Chapitre 25 : Confusion

Il arrivait, lancé à pleine allure, fendant les flots et la barrière de corail en direction du bord du monde : Le Lamancha !

Et parmi les esclaves, comme pardi les gardes, la confusion régnait. Nous nous dégageâmes tous du passage du Lamancha, trop tard pour certains. Partout autour de nous les fonds marins tremblaient, et certains commençaient même à croire que le sol sur lequel nous nous trouvions risquait de se décrocher du Pays des morts. Fort heureusement rien de cela ne se produit. Le Lamancha continua sa course et finit par atteindre le bord du monde. Il commença à chuter et je priai pour que personne ne fut encore à bord quand je remarquai un détail : l'ancre était baissée, et venait de se prendre dans tapis roulant de récupération des roches. un fracas du tonerre se fit entendre quand le Lamancha s'immobilisa par dela le bord du monde.

Il était temps d'agir : je fis signe à Jeanne et sorti mon germinator, y insérant une cartouche de Myosotis très concentré. Nous avions tous repéré un trou béant dans le sol, et les gardiens commençaient à se regrouper pour nous empecher d'y accéder. Un coup. Droit au but. Le poison commença à se répendre dans l'eau autour des gardiens, et quand il s'évapora, seul un parterre de fleurs subsistait.

- C'est le moment ou jamais ! Sautez tous !
- Bruno !
- Saute ! D'autres arrivent !

Trois coups supplementaires, et je sautais à mon tour, atterissant dans ce tunnel naturel.

- Et Maintenant Bruno ?
- Maintenant, on remonte le plus loin possible, on arrivera bien quelque part.
- Tu es conscient que nous sommes au bord du monde ? Qu'il nous faudra certainement plusieurs mois, voire des années avant de "tomber" sur une ville...
- C'est un angle de vue interessant. Raison de plus pour se mettre en route.
- Ha, cynisme encore...
- Huhum... Nous nous tûmes devant l'air interloqué de tous ceux qui nous entouraient. On sait qu'ils récupèrent le corail ici, à l'aide des esclaves. Il n'y en a plus, donc on a plus qu'à prevenir Salvador de ce qui se trame ici.
- Mouais. Et pour le Lamancha ?
- Il décore plutot bien le bord du monde. Et puis quelqu'un le trouvera bien un jour. Allez en route !