Tout est si lugubre, et silencieux... Les arbres sont morts eux aussi, et je ne vois aucune fleur encore, même en pleine forêt, ce qui continue de me glacer les os... Je sais que je dois aller à l'est, mais comment ? Chaque chemin que je prends semble me ramener au point de départ, ceci des heures durant, sans que je ne quitte la direction que m'indique cette canne...
Alors que je continue de griffoner ces notes en marchant je fais soudain face à un embranchement. Le problème est que... ce n'est plus silencieux. De désagréables petits bruits de succion se font entendre, de même que des bruits d'air brassé ou de foulement sur le sol ! J'ai beau être mort, je tiens quand même à arriver entier au Neuvième Monde; et c'est sur cette unique pensée que mes jambes me portent à l'opposés de ces bruits, et de ces lueurs maintenant, qui se rapprochent toujours plus ! Je les vois maintenant, je vois ces araignées ailées, monstres noirs de taille plus ou moins impress... plus qu'impressionante !
Gauche ! Droite ! Tout se ressemble ! Je trébuche sur des branches, courant jusqu'a en perdre haleine !
Se faire poursuivre par une araignée plus grosse que moi est déja très déconcertant, mais ça l'est encore plus de la voir voler ! Je ne peux détacher mon regard de ces créatures, et c'est hélas ce qui me perdra... dans leur toile !
Stoppé en pleine course, je les vois arriver, lentement; je tourne la tête afin de ne pas les voir; pour me retrouver face à un crâne, celui d'une femme, elle aussi prisonnière de ce piège, mais complètement empaquetée de soie !
- Je vais nous sortir de là mademoiselle !
- Manifestement c'est bien parti...