Chroniques du Pays des Morts

Chapitre 9 : Démonologie...

- J'ai l'impression que nous marchons depuis une éternité, le temps passe tellement vite au pays des morts !
- Bruno... Nous ne marchons que depuis une nuit. Nous allons bien finir par trouver quelque chose. Un passage, une lumière, ...
- ... Une porte.
- Non, en pleine foret, ce serait...
- ... Ce n'était pas une question. il y a une porte là bas.

Une enorme porte metallique se dresse devant nous, continuant en une grande barricade. Comment arriver à l'ouvrir ?
Je suis perdu dans mes reflexions, et je ne vois hélas pas Jeanne s'engager dans un obscur tunnel.
- Croyez vous que nous puissi... Jeanne ? JEANNE OÙ ÊTES VOUS ? ........ Non........ Perdu dans l'immensité bruissante d'une forêt oscure, il venait de perde le fil d'Arianne le rattachant à la civilisation...
- Au lieu de dire des sottises, venez plutôt m'aider, j'ai trouvé nos clés.
- Pues... Vous pouvez déja oublier la grande, à moins de penser pouvoir ouvrir ce barrage seule.
- Nous passerons par la petite porte.

"Clic"... La serrure est ouverte, instinctivement, Jeanne retire sa main, et la porte s'entre-ouvre, nous laissant appercevoir l'horreur qui nous attendait ! Sur cette rivière de goudron, des os... Des os humains, démantelés, ternes, morts... Entassés en une solide et massive construction dominée par un démon. Un castor enflammé d'une taille colossale ! Et ce n'est que le début : j'apperçois toute la famille de celui là qui se baigne dans le goudron; revenant vers le funeste barrage pour nous barrer le passage.
- On, on va essayer de passer d'accord ?

Pour seule réponse, je vois Jeanne commencer à avancer, lentement, tout comme moi, sous le regard des castors démons. Nous avançons à pas de loup, marchant sur ces gens qui ont tenté sans succès d'échapper à leur destin. Mais hélas, un pas est de trop, attisant la colère de ces démons ! Jeanne vient en effet de casser une jambe.

- Recule, recule !

J'aurais voulu simplement le lui dire, mais pas un son ne sortait de ma bouche. Elle avançait, sûre d'elle, tenant en respect les castors avec son air déterminé. Ceux ci n'avançaient pas, la regardant fixement. Elle allait avoir réussi à traverser. Et c'est là que j'ai compris; là que j'ai vu ce castor embusqué derrière le barrage; là que j'ai compris qu'elle n'aurait qu'une chance.

- Jeanne !

Un bond, un seul; j'ai détourné le regard, je l'ai entendu crier…
Et je ne la vois plus.